La CGT Tarmac s’oppose aux licenciements par tous les moyens

La Direction annonce qu’il y aura en 2015 des licenciements.

Alors que le Comité d’entreprise faisait usage de son droit d’alerte afin d’interroger la Direction sur le devenir de TARMAC, le Président Monsieur BODIN et le Directeur Général Monsieur PARIS ont annoncé qu’il y aurait lors du premier semestre 2015 entre 6 et 8.75 ETP qui allait faire l’objet d’un licenciement.

 

La Direction met en avant 4 éléments :

  1.         – l’existence de dispositifs insuffisamment financés, qui au fil des ans creusent un déficit, à savoir l’auto-école, le chantier d’insertion jardin bio sur Vaujoubert, le service formation, et le lieu d’accueil « la Flambée ». Autant d’actions qui rendent de réels services aux populations les plus fragiles, et participent au « vivre ensemble » sur le département et sur le Mans Métropole.
  2.       – l’emploi menacé par la perte d’actions dans le cadre des appels à projet mis en place par le Conseil Général. Ainsi, le dispositif ELMA a été confié à un autre organisme. C’est encore le fruit d’une politique déplorable qui met comme nous l’avons souvent dénoncé les associations en concurrence les unes contre les autres. Le dispositif FSL (dispositif qui permet à des personnes et familles fragiles d’accéder à un logement) va vivre une réduction de son enveloppe. On voit donc un Conseil Général qui poursuit sa casse du social.
  3.       – l’existence sur les pôles de postes non subventionnés, une sorte d’héritage du passé, dont plus personne ne connaît l’origine.
  4.       – la non prise en compte du coût de la vie par l’Etat.

La CGT TARMAC et beaucoup de salariés mettent en garde la Direction. Procéder à des licenciements, c’est ouvrir une boite de Pandore ; les conséquences seront irrémédiables, concernant l’image qu’auront les salariés de TARMAC (fruit d’une fusion au sujet de laquelle tous les Directeurs d’aujourd’hui (Madame DORSO – Monsieur VANDEVELDE – Monsieur SABOUREAULT – Monsieur BRILLANT) ont affirmé lors de réunions avant la fusion auprès de leurs équipes qu’il n’y aurait pas de licenciements. Ne les laissons surtout pas jouer aujourd’hui les amnésiques.

8 salariés licenciés, ce sont 8 familles qui perdent leur revenu, et 8 personnes qui perdent leur travail après s’y être pleinement investi. Au delà du drame personnel vécu par celui qui se voit exclu de son poste de travail, les licenciements impacteront le moral de tout ceux qui restent.

Il y aura un avant et un après licenciements,

Un évènement qui marquera la mémoire de l’Association.

C’est un épisode de plus de la « casse du travail social » et de « l’abandon des populations en détresse ». La future disparition des services menacés aujourd’hui vient allonger la liste de structures déjà fermées, (Foyer Hélios – Foyer Etape) alors que tous les jours des familles avec enfants dorment dehors parce que l’hébergement est saturé. C’est le scandale d’une politique qui pour faire des économies s’en prend au plus démunis.

 

La CGT TARMAC demande à la Direction de se ressaisir, et d’envisager d’autres solutions. Lors de notre réunion CGT TARMAC d’octobre 2014, l’ensemble des élus CGT (CE – DP – CHSCT) et militants CGT ont décidé que le syndicat ne se mettra pas autour d’une table pour discuter des modalités de licenciement. Nous désapprouverons publiquement tout ce qui va dans ce sens, Et nous rappellerons les responsabilités de l’employeur vis-à-vis de la défense de l’emploi dans toutes les instances à partir du premier décembre 2014.

La CGT TARMAC demande à la Direction de mettre en place en décembre 2014 une table ronde réunissant le Conseil Général, la DDCS, des représentants du personnel et des organisations syndicales présentes sur TARMAC afin de « sauver le soldat TARMAC ». Nous voulons porter devant le Conseil Général le discours des salariés de TARMAC, mais cela avec la Direction afin que personne ne puisse fuir ses responsabilités.

La CGT TARMAC a organisé une Assemblée Générale du personnel le e mardi 9 décembre à 18 h à la maison des Associations (rue d’Arcole)

Action de CGT Tarmac ( article Ouest france)

 

A TARMAC, la CGT….. C’est toi !!

INCROYABLE : Les employeurs ont dénoncé les accords UNIFAF

« Secteur associatif sanitaire, social et médico-social (CC 66 et CC 51, CHRS, CRF et CLCC) : suite à la loi du 5 mars 2014 et dans certaines associations en Sarthe, aucune demande de formation émanant des salariés n’est acceptée pour 2015 !

ci joint le tract et la pétition

SIGNEZ la  Petition UNIFED pour la survie de la formation professionnelle »

Le travail social va mal…

En Sarthe, les salariés investis dans leurs missions luttent contre des coups de boutoir permanents:

  • Baisses de subvention aux associations

L’état, le conseil général , la région , les collectivités territoriales: tous baissent les subventions aux associations, ne voyant dans le travail social qu’un coût qu’il faut réduire, alors que le travail social  doit être vu comme un invesstissement profitant à l’ensemble de la population. Economiser sur le social c’est reporter la dépense sur la santé, la justice et la répression. et c’est  » engendrer beaucoup de souffrance auprès des populations les plus vulnérables ». Lire la suite